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À partir de 2027, 24 hippodromes français n’accueilleront plus de courses de galop. Une réorganisation plus large est aussi prévue pour le plat et l’obstacle.
Le galop français va changer de carte. Sur fond de baisse des enjeux, France Galop a confirmé une réorganisation de son calendrier et 24 hippodromes n’accueilleront plus de courses de galop à partir de 2027.
Au départ, 31 hippodromes étaient visés. Mais après plusieurs mobilisations des socioprofessionnels un peu partout en France, France Galop a revu son dispositif et ramené ce total à 24.
L’institution a publié la liste définitive lundi 19 octobre. Son président, Guillaume de Saint-Seine, a expliqué que le conseil d’administration avait prolongé la phase d’écoute et de dialogue, ce qui avait permis de faire évoluer le projet régional initial. Il a aussi indiqué, dans un communiqué, que les solutions retenues l’avaient été là où un consensus existait, tandis que les échanges s’étaient poursuivis dans les dossiers plus difficiles.
Concrètement, les sites concernés sont Agen, Auch, Aurillac, Beaupréau, Cavaillon, Carcassonne, Carhaix, Divonne-les-Bains, Gramat, Guingamp, Guerlesquin, Hyères, Les Sables-d’Olonne, Méral, Meslay-du-Maine, Molières, Montauban, Montignac, Plessé, Plestin-les-Grèves, Plouescat, Sillé-le-Guillaume, Vitré et Vitteaux.
Pour ces hippodromes, l’arrêt concerne les courses de galop, en plat comme en obstacle. Mais ils ne fermeront pas totalement leurs portes. Point important, ils pourront continuer à accueillir des épreuves réservées aux trotteurs.
La réforme ne se limite pas à cette liste. Certains hippodromes garderont le plat, mais perdront les courses de sauteurs. C’est le cas de Aix-les-Bains, Cholet, Châteaubriant, La Teste, Saint-Malo et Toulouse. Le même mouvement est prévu progressivement pour Strasbourg et Vittel.
À l’inverse, d’autres sites conserveront l’obstacle, mais plus les courses de plat. Sont concernés Jarnac, Le Lion d’Angers, Nancy, Nantes et Orléans.
Derrière cette réorganisation, l’idée affichée n’est pas de réduire l’enveloppe des allocations. France Galop précisait début septembre que les réunions supprimées sur certains hippodromes auraient vocation à être réaffectées ailleurs.
Bref, l’enjeu dépasse la seule liste des sites concernés. Ce qui se joue ici, c’est la manière dont le galop va se répartir sur le territoire dans les prochaines années, sans toucher, à ce stade, au volume global des allocations.
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Morgan Fromentin
Spécialiste Société
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