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Malgré les deux victoires consécutives de Max Verstappen en Malaisie et à Singapour, Frédéric Vasseur refuse de considérer Red Bull comme la nouvelle référence du plateau dans une hiérarchie aussi serrée.
Le team principal de Ferrari estime que la hiérarchie reste particulièrement serrée entre les quatre principales écuries et que les prochaines évolutions techniques pourraient encore modifier le rapport de force.
Après un début de saison 2026 compliqué, Red Bull a retrouvé les premières places grâce à un important programme d'évolutions introduit à Bakou. Depuis, Max Verstappen a enchaîné cinq podiums consécutifs, dont deux victoires obtenues depuis la pole position.
Ces résultats ont permis à l'écurie autrichienne de revenir à seulement sept points de McLaren dans la lutte pour la troisième place du championnat des constructeurs.
Pourtant, Frédéric Vasseur ne considère pas que Red Bull possède nécessairement la monoplace la plus performante du plateau : « Je n'en suis pas certain. Ils font vraiment du très bon travail, mais je ne dirais pas que c'est l'équipe à battre, a déclaré le Français à Singapour. Si vous regardez Mercedes et McLaren depuis le début de l'année, Mercedes était extrêmement rapide, puis nous avons remporté deux courses, McLaren en a gagné deux et Red Bull en a remporté deux ou trois, en comptant le Sprint. »
Pour Vasseur, cette alternance démontre surtout que les écarts restent suffisamment faibles pour permettre des changements rapides dans la hiérarchie : « La situation évolue constamment. Nous avons régulièrement quatre équipes très proches les unes des autres. Si une équipe apporte des évolutions la semaine prochaine, le classement peut encore changer. Mais le plus important est de rester concentrés sur nous-mêmes plutôt que sur nos adversaires. »
Le Français estime également que la victoire de Verstappen à Singapour doit être replacée dans son contexte. Parti depuis la pole position, le Néerlandais a résisté à Charles Leclerc au départ avant de contrôler la course sur un circuit où les dépassements restent particulièrement difficiles.
Ferrari a finalement terminé deuxième avec Leclerc et sixième avec Lewis Hamilton, mais Vasseur considère que la position occupée au premier virage a largement influencé le déroulement du Grand Prix.
« Nous avons clairement constaté que, même lorsque nous revenions sur des retardataires, il devenait difficile de suivre une autre voiture dès que nous étions à deux ou trois secondes derrière elle, observe-t-il. À chaque fois que nous devions dépasser quelqu'un, nous perdions du temps, mais les difficultés commençaient déjà avant de nous rapprocher suffisamment pour tenter une manœuvre. Cela signifie que la position au premier virage était déterminante. »
Selon Vasseur, le succès de Verstappen ne constitue donc pas nécessairement la preuve d'une supériorité absolue de Red Bull, même si l'écurie autrichienne a parfaitement exploité ses opportunités.
Le Français reconnaît implicitement la compétitivité retrouvée de son adversaire, mais préfère attendre les prochaines courses avant de tirer des conclusions définitives. Avec Mercedes, Ferrari, McLaren et Red Bull capables de se battre aux avant-postes, la hiérarchie reste ouverte à l'approche de la fin de saison.
Pour Vasseur, la priorité est désormais de maximiser les performances de Ferrari plutôt que de chercher à déterminer quelle équipe possède actuellement la meilleure monoplace.