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Ralf Schumacher estime que les relations entre Lewis Hamilton et Ferrari se détériorent. L'ancien pilote évoque des tensions avec Frédéric Vasseur et lance un avertissement.
L'arrivée de Lewis Hamilton chez Ferrari devait ouvrir un nouveau chapitre prestigieux dans l'histoire de la Scuderia. Mais selon Ralf Schumacher, la collaboration entre le septuple champion du monde et l'écurie italienne serait loin de se dérouler dans une parfaite harmonie. L'ancien pilote de Formule 1 estime même qu'une véritable lutte d'influence se développe en interne, avec des conséquences potentiellement importantes pour l'avenir de l'équipe.
Interrogé sur Sky Deutschland, le frère de Michael Schumacher, quintuple champion du monde avec Ferrari, s'est montré particulièrement critique envers l'attitude du Britannique. S'il reconnaît les qualités sportives toujours intactes de Hamilton, notamment après sa prestation au Grand Prix de Singapour, il considère que son comportement et sa relation avec la direction pourraient devenir problématiques.
Ralf Schumacher estime que les relations entre Hamilton et Ferrari sont actuellement plus compliquées qu'elles n'y paraissent.
"Je pense que les choses ne se passent pas vraiment comme prévu entre lui et l'équipe. Il y a une petite lutte de pouvoir en interne, une sorte de conflit qui se développe."
L'Allemand ne remet pourtant pas en cause la performance du septuple champion du monde sur le circuit de Marina Bay.
Hamilton a notamment décroché la troisième place en qualifications, devant son coéquipier Charles Leclerc, avant de terminer sixième du Grand Prix.
Une prestation que Schumacher juge convaincante, compte tenu des qualités reconnues du Monégasque sur les circuits urbains.
"Quand on sait à quel point Charles Leclerc apprécie les circuits en ville, Lewis Hamilton a réalisé du très bon travail."
Mais au-delà du résultat sportif, c'est surtout l'attitude du Britannique vis-à-vis des consignes de son équipe qui préoccupe l'ancien pilote.
Schumacher fait notamment référence à la décision de Hamilton de ne pas respecter une instruction stratégique de Ferrari pendant le Grand Prix de Singapour.
À ses yeux, cet épisode révèle un problème plus profond concernant la place que le septuple champion du monde souhaite occuper au sein de la Scuderia.
"Lewis doit devenir un véritable membre de l'équipe. Il essaie de prendre toute la place et de se comporter comme le patron."
L'Allemand estime également que la relation entre Hamilton et Frédéric Vasseur, directeur de Ferrari, ne serait pas aussi sereine qu'elle devrait l'être.
"J'ai le sentiment que les choses ne sont pas totalement fluides et harmonieuses avec Fred Vasseur."
Ces déclarations restent toutefois une interprétation personnelle de Schumacher. Elles ne constituent pas une confirmation de l'existence d'un conflit ouvert entre Hamilton et la direction de Ferrari.
Elles soulèvent néanmoins la question de l'équilibre interne d'une écurie où les attentes sont particulièrement élevées, tant sur le plan sportif que médiatique.
Pour Ralf Schumacher, le véritable danger serait de voir les ambitions individuelles prendre le dessus sur les intérêts collectifs.
L'ancien pilote rappelle implicitement qu'une équipe comme Ferrari doit pouvoir compter sur une collaboration étroite entre ses pilotes, ses ingénieurs et sa direction pour progresser.
"Si la compétition interne devient plus importante que la marque et que les progrès de l'équipe, les choses finiront par se compliquer."
Schumacher considère que la réussite de Ferrari dépend avant tout de sa capacité à préserver une certaine cohésion, indépendamment du statut ou du palmarès de ses pilotes.
"Si l'harmonie n'est pas au rendez-vous, alors Ferrari ne fonctionnera pas."
Ces critiques interviennent alors que la Scuderia tente de retrouver durablement le chemin de la victoire face à Mercedes et à une Red Bull en pleine progression.
Pour Schumacher, Ferrari ne pourra atteindre ses objectifs que si Hamilton accepte pleinement son rôle au sein de l'organisation et si les éventuelles tensions avec Vasseur sont maîtrisées.
Reste à savoir si les inquiétudes exprimées par l'ancien pilote reflètent de véritables difficultés internes ou simplement les frustrations inhérentes à une saison particulièrement disputée.