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l'essentiel Joshua Brennan a une histoire particulière avec la Coupe d'Europe. Il l'a remportée en 2024 face au Leinster, la province de Dublin où il est né, devenant ainsi, avec son père Trevor, le deuxième duo père-fils à décrocher ce titre sous les mêmes couleurs. Pour le rejoindre avec deux titres, il est conscient de l'importance des matchs de poule.
Il est né à Dublin, lieu historique s'il en est du rugby européen. Dublin, le lieu de résidence de la province du Leinster, l'une des équipes les plus titrées dans l'histoire de la compétition (4 trophées). Et il joue au Stade Toulousain, recordman des victoires dans la compétition (6) dont deux avec son père Trevor (2003, 2005) et une avec lui en 2024. Au moment de nous raconter son histoire avec la Coupe d'Europe, Joshua nous fait un faux départ. Signe qu'il n'est pas encore prêt pour écrire son autobiographie. Son premier match de Coupe d'Europe ? Il ne s'en souvient pas. Alors, on l'aide. C'était face au Munster (encore l'Irlande) à Ernest-Wallon en janvier 2023. Quoi qu'il en soit, s'il est une chose qu'il n'ignore pas, c'est l'importance de cette compétition dans l'histoire du Stade : "La Coupe d'Europe, c'est une compétition qui a beaucoup de valeur dans ce club. On voit également les changements dans la semaine. Et forcément, on se resserre un peu plus. On est un peu plus clinique. Et donc, on le ressent chez les joueurs, chez le staff, même partout, sur le médical, un peu partout."
Un an plus tard après son premier match, le chemin européen l'emmena jusqu'à un titre de champion d'Europe en 2024 face au... Leinster. Son meilleur souvenir évidemment : "Oui, forcément, oui. C'est dur d'oublier ce titre. Moi, c'était ma première finale disputée avec le club. Et c'était contre le Leinster, une équipe dans laquelle mon père avait joué. L'équipe d'un pays où je suis né. En plus, cette saison-là, elle était incroyable aussi avec le doublé derrière."
La préparation de cette finale face au Leinster fut forcément un peu spéciale : "Plus on se rapprochait de la finale, plus je voyais que dans l'autre partie du tableau, le Leinster avançait également. Il y avait beaucoup de personnes de la famille en Irlande qui en parlaient. On se disait que ça pourrait être incroyable si on se retrouvait contre en finale." Et ce fut le cas. Et quelle finale ! Avec une prolongation que Joshua n'a pas vécue en entier : "Je suis sorti sur commotion à la 80e et quand je suis revenu sur le bord du terrain, il restait 10 minutes. Il me semble que c'est quand Matthis (NDLR : Lebel) vient juste d'aplatir l'essai en coin."
Et ce jour-là, outre le trophée, l'Histoire a également retenu qu'après Emile et Romain Ntamack, un nouveau duo père-fils a remporté la Coupe d'Europe sous les mêmes couleurs. Une fierté bien évidemment : "Mon père a gagné deux Coupes d'Europe ici à Toulouse. Forcément, il m'en a toujours parlé depuis que je suis jeune. J'ai ainsi pu mesurer l'importance de cette compétition. C'était cool de pouvoir en gagner au moins une comme il l'a fait".
Joshua nous mène alors tout droit vers la transition. Et pourquoi pas revenir à égalité avec lui, en remportant un deuxième trophée ? Possible, si le Stade ne s'égare pas en route comme les deux dernières saisons. Le deuxième ligne en a conscience : "Les deux dernières saisons, on perd en poules ce confort de pouvoir recevoir lors des phases finales. Donc forcément, on sait que ces matchs de poule ont de l'importance pour rapporter le plus de points possible. Donc à nous de faire mieux cette année. On sait très bien que, avec cette formule, comparé au championnat, on n'a que quatre matchs de poules. Donc, on n'a pas trop le droit de se tromper. Il faut mettre le réveil d'entrée et pas être surpris par le rythme de cette compétition. On a été mis en garde."
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