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l'essentiel Au terme d'un match haletant et à rebondissements lors de cette première journée de Champions Cup, le Stade Toulousain est parvenu à gagner in extremis face à Exeter ce dimanche 18 octobre (43-40). Questions et curiosités.
A couper le souffle ! Dramaturgie avec une longue infériorité numérique (double durant 10 minutes), rebondissements, suspense, tout y était ! Avec en clou du spectacle de ce chassé-croisé haletant la dernière pénalité du match nul manquée par Henry Slade, dont la patte gauche a tremblé en bonne position au-delà du temps réglementaire ! S'ils s'en sortent très bien après avoir frisé la correctionnelle, les Stadistes n'ont toutefois pas volé ce succès récompensant leur pugnacité.
C'est bien possible. Car Romain Ntamack n'a pas lésiné sur les rasants dans le dos de la défense des Chiefs, notamment lors du premier acte. Avec clairement un excellent taux de réussite. Sa première tentative a débouché sur un essai de pénalité après le plaquage sans ballon dont Kalvin Gourgues a été victime (9). La seconde aurait pu amener un essai de Teddy Thomas mais l'ailier n'a pu contrôler le ballon au moment de l'aplatir dans l'en-but (20) tandis que son troisième jeu au pied dans le dos a permis de réinstaller les "rouge et noir" dans les "22" adverses avant d'inscrire leur troisième essai de l'après-midi grâce à Joshua Brennan (24).
Contraint d'évoluer en infériorité pendant 65 minutes après le carton rouge du pilier gauche, le staff toulousain a fait le choix de remettre Joel Merkler à son poste préférentiel de pilier droit, sortant Dorian Aldegheri sur la première mêlée pour faire rentrer le gaucher Benjamin Bertrand (22). Efrain Elias est quant à lui passé de la troisième à la deuxième ligne, Joshua Brennan passant à droite de l'attelage. Et les centres (d'abord Santiago Chocobares puis Tommaso Menoncello et Kalvin Gourgues) sont ensuite venus prêter main-forte à leurs avants en troisième ligne sur les mêlées offensives.
Le staff "rouge et noir" n'ayant mis que deux trois-quarts sur le banc, la sortie sur blessure dès le début de seconde période (43) de l'international italien (visiblement sérieusement touché à l'épaule gauche), qui avait remplacé avant la pause Santiago Chocobares, commotionné (37), l'a contraint à revoir ses plans dans la ligne d'attaque. Paul Graou est entré à la mêlée, Antoine Dupont glissant à l'ouverture et Romain Ntamack au centre. Mais voilà le Stade Toulousain privé de deux nouveaux joueurs
On cherche encore la réponse...
Beaucoup trop ! Dans le premier quart d'heure, Hollie Davidson, qui arbitrait pour la première fois le Stade Toulousain, a dû avoir recours à l'arbitrage vidéo à trois reprises. D'abord pour contrôler la validité de l'essai acrobatique d'Ange Capuozzo en coin (6) ; ensuite pour juger l'éventuelle faute de Sam Harris sur Kalvin Gourgues, le visionnage débouchant sur un essai de pénalité et un carton jaune pour l'arrière des Chiefs (9). Enfin, l'intervention défensive dangereuse de Rodrigue Neti sur Ross Vintcent a malheureusement été défavorable aux Stadistes, le pilier gauche se retrouvant sanctionné logiquement d'un carton rouge pour avoir mis l'épaule dans la tête du troisième ligne (15). Heureusement, afin de fluidifier le jeu, l'essai refusé à Teddy Thomas (20) s'est réglé à l'oreillette avec son arbitre vidéo, sans que les images n'aient besoin d'être diffusées sur les écrans géants.
Et en seconde période, il a fallu une bronca du Stadium sur la diffusion des ralentis pour que l'Écossaise ne fasse un appel formel, Kalvin Gourgues ayant été secoué par Stephen Varney puis Ben Hammersley sur un côté fermé après mêlée. Alors que les deux joueurs des Chiefs se sont rendus coupables d'un "tête-tête", seul Hammersley s'est finalement fait sanctionner d'un carton jaune (67). Clairement le point de bascule d'un match que les Toulousains, alors menés 38-40, ont fini par renverser dans la foulée.
La tournée d'adieux du troisième ligne toulousain, présent lors de toutes les conquêtes depuis 2019 et qui jouera à Lyon la saison prochaine, n'a pas encore commencé. Il disputait simplement son 50e match européen sous le maillot "rouge et noir". Cela avait mal démarré, avec le coup d'envoi échappé mais un changement de crampons (32) et un investissement défensif titanesque plus loin, tout s'est finalement bien terminé après avoir laissé sa place à Anthony Jelonch pour son grand retour (73).
Alors que la municipalité a de nouveau investi 600 000 € en urgence au mois d'août pour remplacer en urgence le gazon brûlé par la sécheresse estivale, les nouveaux rouleaux posés ont terriblement souffert sur quelques mêlées, avec de belles "escalopes" à la clé. Pour une pelouse solide au Ramier, ce n'est pas encore gagné...