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Christophe Bassons a relancé le débat sur le dopage dans le cyclisme. L’ancien coureur français a notamment pointé du doigt l’entourage de Tadej Pogacar chez UAE Team Emirates-XRG.
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Le cyclisme professionnel est-il réellement débarrassé du dopage ? Christophe Bassons en doute. L’ancien coureur français a remis en question la transparence du peloton et pointé du doigt l’entourage de Tadej Pogacar chez UAE Team Emirates-XRG. Dans un entretien accordé à l’émission L’Échappée de Winamax, celui qui avait dénoncé les pratiques dopantes à l’époque de Lance Armstrong estime que la loi du silence reste bien présente dans le milieu. Des déclarations qui relancent les interrogations autour de l’environnement du quintuple vainqueur du Tour de France, sans toutefois l’accuser de dopage.
« J’ai du mal à évaluer à quel point le matériel a évolué. Mais les chiffres de puissance ne cessent d’augmenter », a expliqué Christophe Bassons. L’ancien professionnel s’est surtout montré préoccupé par les personnes qui gravitent autour de certaines formations. « Ce qui attire mon attention, c’est l’entourage de certaines équipes. Les personnes qui entourent Pogacar ne sont pas vraiment rassurantes », a-t-il déclaré. Il a notamment cité Mauro Gianetti, directeur général de UAE Team Emirates-XRG, qui avait auparavant dirigé Saunier Duval. En 2008, Riccardo Ricco, alors membre de cette équipe, avait été contrôlé positif à la CERA sur le Tour de France. Gianetti avait nié avoir eu connaissance de pratiques dopantes au sein de sa formation.
Pour Bassons, le cyclisme n’aurait pas totalement rompu avec les habitudes du passé. « Il existe une culture entretenue par l’ancienne génération, une loi du silence qui plane toujours sur ce milieu », a-t-il affirmé. « Comment sommes-nous censés croire que ce monde est propre ? S’il l’était, il s’ouvrirait sur l’extérieur. Tout le monde protège tout le monde. Pourquoi n’existerait-il pas aujourd’hui des produits aussi efficaces que l’EPO, mais que nous ne connaissons pas encore et que nous ne pouvons donc pas interdire ? » Des propos qui témoignent de sa méfiance persistante envers les pratiques du peloton, sans apporter de preuve d’un quelconque dopage au sein de l’équipe slovène.
L’ancien coureur connaît bien les conséquences d’une prise de parole sur ce sujet. Lors du Tour de France 1999, alors qu’il évoluait à La Française des Jeux, ses déclarations contre le dopage lui avaient valu l’hostilité d’une partie du peloton. Il avait notamment raconté avoir été pris à partie par Lance Armstrong, qui lui aurait reproché de nuire au cyclisme. Bassons a également affirmé avoir subi des pressions et des actes d’intimidation au cours de ses dernières saisons professionnelles. « Plus personne ne me parlait. Même pas mes coéquipiers », avait-il raconté au sujet de cette période.
Retraité depuis 2001, à seulement 27 ans, Christophe Bassons a ensuite poursuivi son engagement contre le dopage, notamment auprès de l’Agence française de lutte contre le dopage. Plus de deux décennies après les affaires qui ont marqué le cyclisme, ses déclarations témoignent de ses doutes sur l’évolution du sport.