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Arrivé dans le paddock au guidon d'une Yamaha de MotoGP, le pilote Alpine estime que piloter une moto de Grand Prix est nettement plus difficile que conduire une Formule 1.
Colapinto a profité du Grand Prix des États-Unis à Austin pour afficher sa passion pour la compétition motocycliste. L'Argentin rêve d'ailleurs de tenter lui-même l'expérience.
Le paddock du Circuit des Amériques a accueilli une arrivée inhabituelle jeudi : Colapinto s'est présenté sur une Yamaha M1 de l'équipe Pramac, arborant le numéro 04 sur son carénage.
Cette initiative s'inscrit dans le rapprochement entre la Formule 1 et le MotoGP, deux championnats désormais contrôlés par Liberty Media. Une démonstration réunissant quatre machines de MotoGP est programmée samedi à Austin, avant la troisième séance d'essais libres de Formule 1.
Andrea Dovizioso pilotera une Yamaha, Dani Pedrosa une KTM, Lorenzo Savadori une Aprilia et Nicolò Bulega, champion du monde de Superbike, une Ducati. L'événement vise à promouvoir les deux disciplines auprès de leurs publics respectifs et à renforcer les liens entre les championnats.
Grand amateur de sports mécaniques, Colapinto s'est montré particulièrement enthousiaste à l'idée de voir les motos de Grand Prix évoluer pendant un week-end de Formule 1 : « C'est fantastique de réunir la F1 et le MotoGP lors d'un même événement. Nous sommes comme des frères et c'est la bonne manière de rapprocher les supporters des deux univers. »
Son intérêt pour les deux-roues remonte à son enfance. Son père pratiquait notamment le speedway, une discipline motocycliste disputée sur des pistes ovales. Cependant, les nombreuses blessures associées à ce sport ont dissuadé Colapinto de suivre la même voie, l'orientant finalement vers la compétition automobile.
Le pilote Alpine conserve néanmoins une profonde admiration pour les spécialistes du MotoGP, dont il considère les performances particulièrement impressionnantes. Selon lui, la transition entre les deux disciplines serait beaucoup plus difficile pour un pilote de Formule 1 souhaitant découvrir le MotoGP que pour un motard passant à la compétition automobile.
Pour illustrer son propos, Colapinto cite Valentino Rossi, nonuple champion du monde de vitesse moto, qui poursuit désormais sa carrière en sport automobile : « Regardez simplement ce que fait Valentino. Malgré son âge, il est capable de rivaliser au plus haut niveau avec les meilleurs pilotes de GT au monde. »
L'Argentin estime qu'un pilote de Formule 1 serait en revanche très loin des performances des spécialistes du MotoGP s'il devait prendre le guidon d'une machine actuelle.
« Si un pilote de F1 montait aujourd'hui sur une MotoGP, je suis certain qu'il tournerait une minute moins vite, ou qu'il ne réussirait même pas à terminer un tour, voire à sortir du garage, insiste-t-il. Piloter une moto à ce niveau est clairement beaucoup plus difficile. »
Ces déclarations témoignent de l'admiration de Colapinto pour les compétences physiques et techniques nécessaires pour maîtriser une machine de MotoGP. Malgré les risques associés à cette discipline, le pilote Alpine reconnaît qu'il aimerait tenter l'expérience un jour.
Il évoque notamment le circuit de Valence, en Espagne, comme un endroit où il pourrait envisager un premier essai dans des conditions qu'il juge moins risquées. En attendant une éventuelle découverte du MotoGP en piste, Colapinto se réjouit du rapprochement entre les deux championnats, convaincu que cette collaboration peut offrir de nouvelles expériences aux pilotes comme aux supporters.