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l'essentiel Le saut est immense mais le défi est aussi stimulant que délicat à relever. Ce lundi 19 octobre, le quotidien du pilier Thomas Breton a viré au rêve. Joueur de Gaillac, en Fédérale 1, le droitier a été engagé par Nevers, en Pro D2, qui évolue trois divisions au-dessus de l'équipe gaillacoise. Un transfert surprenant qui récompense le travail et le superbe début de saison du Tarnais.
De la réalité au rêve. Personne n'aurait pu prédire un tel événement il y a quelques mois, mais depuis quand les choses les plus surprenantes préviennent-elles de leur arrivée ? Et même si le gouffre semble énorme, cette opportunité, Thomas Breton ne pouvait pas la refuser. Le pilier de Gaillac a, depuis ce lundi 19 octobre, changé de monde puisqu'il est passé d'un statut de joueur amateur à celui de professionnel, en passant de la Fédérale 1 à la Pro D2, soit trois divisions au-dessus.
Ce grand saut, le droitier va le faire en direction de Nevers, qui a officialisé son arrivée ce lundi. De quoi mettre le garçon de 25 ans au cœur du transfert le plus inattendu de ce début de saison, et assez retentissant dans le microcosme tarnais.
En souffrance à droite de sa mêlée du fait de nombreuses blessures, l'USON était en quête d'un élément à ce poste, et le manager général du club, Xavier Péméja, avait repéré le profil de Breton. Il faut dire que sur les pelouses amateurs, le Tarnais ne passe pas inaperçu avec ses mensurations impressionnantes, et les tests qu'il a réalisés il y a quelques semaines dans la Nièvre, avec des résultats assez exceptionnels, ont fini de convaincre les décisionnaires de l'actuel lanterne rouge de Pro D2 pour enrôler le pilier.
Formé à Albi avec qui il avait débuté en 2019 sous Arnaud Méla - huit matchs comme remplaçant -, Breton avait ensuite, en 2022, rallié l'UAG avec qui il a atteint la finale du championnat de France de Fédérale 2 un an plus tard (défaite 6-17 contre Layrac). Depuis, Thomas Breton a souvent pesé dans les rencontres de son équipe, s'offrant régulièrement des chevauchées après avoir mis sur les fesses des adversaires ne parvenant pas à contenir sa puissance.
Cette saison, le pilier était revenu encore plus affûté, et signait un début d'exercice canon en mêlée, où il mettait souvent son vis-à-vis au supplice, ou même dans les statistiques. Le Tarnais figurait au sommet des meilleurs marqueurs de l'UAG avec cinq essais en autant de rencontres, dont deux doublés contre Saint-Girons et Limoges. Des bases très solides qu'il espère à présent consolider dans l'antichambre de l'élite.