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Emeutes: Victor Wembanyama condamné ?
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Alors que le pays a été secoué par de violentes émeutes tout au long du week-end, le soutien apporté par Victor Wembanyama aux lycéens passe très mal auprès de certains.

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La saison NBA reprend ce mardi pour les Spurs par un choc particulièrement attendu face au Thunder d’Oklahoma City. Cependant, à 48 heures du coup d’envoi de cette nouvelle campagne américaine, Victor Wembanyama se retrouve malgré lui au cœur d’une vive polémique politique dans l’Hexagone. Une situation inattendue qui fait directement suite aux graves émeutes qui ont secoué la France tout au long du week-end.

Alors que la tension reste vive sur le territoire national, plusieurs figures politiques se sont emparées des réseaux sociaux pour pointer du doigt les personnalités publiques. C’est notamment le cas du député et président du groupe UDR à l’Assemblée nationale, Éric Ciotti. Dimanche, le député a ouvertement accusé l’intérieur star des San Antonio Spurs d’avoir mis de l’huile sur le feu dans ce contexte social explosif.

Dans un message particulièrement véhément publié sur le réseau social X (anciennement Twitter), l’homme politique a vivement pris à partie le jeune phénomène du basket mondial: « Les célébrités françaises comme le basketteur Victor Wembanyama qui ont appelé à soutenir les émeutes du 17 octobre portent une responsabilité historique. Ils doivent être condamnés », a-t-il fermement écrit.

« Je les entends et je les soutiens »

Pour comprendre l’origine de cette attaque frontale, il faut remonter de quelques jours. Le 8 octobre dernier, dans la foulée du premier match de pré-saison disputé par les Spurs, l’ancien joueur de Boulogne-Levallois avait été interrogé sur la situation sociale en France et avait apporté publiquement son soutien au mouvement de contestation lycéen. « Je les entends et je les soutiens, et j’espère que les gens qui sont tout là-haut en feront de même », avait alors déclaré la star française de la NBA.

Ces déclarations n’étaient pas passées inaperçues et avaient immédiatement suscité de nombreuses réactions. Le maire (LFI) de Saint-Denis, Bally Bagayoko, avait par la suite tenu à remercier personnellement le basketteur sur X pour cette prise de position. L’international français lui avait répondu sur un ton très décontracté : « De rien Bally, t’es un bon wlh » (abréviation couramment utilisée pour « wallah »).

Cette séquence verbale et cet échange décontracté sur les réseaux sociaux sont désormais vivement reprochés au joueur de 20 ans. Alors qu’il s’apprête à entamer une nouvelle année sur les parquets nord-américains sous une pression sportive immense, le dernier finaliste NBA mesure ainsi la portée et l’écho politique que peut prendre la moindre de ses paroles depuis le Texas.

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