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Dans une séquence vidéo de près de quatre minutes publiée ce dimanche sur son compte Instagram, Emmanuel Petit est apparu seul face caméra, le visage fermé et le ton grave. Le champion du monde 1998 et consultant sur RMC s’est livré à une charge au vitriol pour exprimer la « colère profonde » qui l’anime à la suite des émeutes du samedi 17 octobre.
Témoin direct des exactions commises dans les rues, l’ancien international français n’a pas mâché ses mots. Revenant sur les images de dégradations – « on détruit tout, on brûle tout, on casse tout, on pille, on vole » –, l’ancien milieu de terrain a fustigé l’attitude de fauteurs de troubles agissant le visage dissimulé. Faisant le parallèle avec le mode opératoire observé lors des deux victoires du PSG en Ligue des champions, il dénonce une « lâcheté » généralisée.
Son ressentiment s’adresse tout particulièrement à des individus « censés être nés français », mais qui, selon lui, « se branlent complètement d’avoir le passeport français » et « détestent la France ». Poussé à bout par cette situation, il avoue même avoir eu l’envie impulsive de « descendre dans la rue et de [se] friter avec tous ces petits cons ».
Tout en invitant initialement à ne pas faire d’amalgame entre les casseurs et les manifestants – dont il affirme comprendre les revendications –, le discours d’Emmanuel Petit s’oriente rapidement vers une critique globale. Il mêle dans ses propos le sort des étrangers et des fauteurs de troubles français qu’il invite catégoriquement à « se casser » ou à « retourner d’où vous venez » car « on ne veut plus de vous », tout en évoquant son ras-le-bol fiscal d’être « pressé » par les impôts.
La fin de son intervention prend la forme d’un réquisitoire adressé à l’ensemble de la classe politique. S’enprenant aux partis qu’il accuse de ne se battre que pour « le pouvoir absolu », il pointe du doigt une gestion où l’argent semble manquer pour tout le monde, « sauf pour vous les politiciens ».
Le texte accompagnant la publication résume la ligne de fracture exprimée par l’ex-footballeur : « Entre les casseurs et le gouvernement, difficile de choisir son camp… quand aucun des deux ne nous inspire confiance ». En affirmant que la France « mérite mieux que de devoir choisir entre deux maux »,