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La sortie très politique du champion du monde 1998 pouvait fragiliser sa position. Son employeur a pourtant choisi une autre voie.
La vidéo publiée par Emmanuel Petit après les violences de samedi dernier a largement dépassé le cadre du football. Très remonté contre les casseurs et les pilleurs, le champion du monde 1998 a dit avoir « envie de descendre dans la rue » pour se « friter avec ces petits cons ». Il a surtout provoqué la controverse en lançant : « Cassez-vous, on ne veut plus de vous. »
Cette sortie pouvait-elle coûter sa place au consultant de Rothen s’enflamme ? Pour l’instant, aucune suspension ni procédure disciplinaire n’a été annoncée par RMC. Un premier signal laisse même penser que la station n’a pas choisi de désavouer publiquement Emmanuel Petit : Les Grandes Gueules ont consacré lundi une séquence de douze minutes à son coup de colère.
RMC a également conservé cet extrait sur sa plateforme de replay, avec pour intitulé : « Cassez-vous ! : le coup de gueule d’Emmanuel Petit contre les casseurs ». La radio traite donc ses déclarations comme un sujet de débat. Une précision demeure importante : Petit s’est exprimé sur son compte Instagram personnel et non pendant l’une de ses interventions à l’antenne.
Le statut du consultant peut néanmoins alimenter les interrogations, tant ses propos ont mélangé condamnation des violences, immigration, identité française et attaque contre la classe politique. Ils engagent son image publique, même lorsqu’ils sont prononcés loin des studios. Mais au lendemain de la polémique, rien n’indique qu’Emmanuel Petit ait été écarté de RMC. La première réaction visible de la station consiste au contraire à diffuser et commenter sa sortie. Une éventuelle sanction relèverait donc, pour l’instant, de la spéculation.