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Le Ballon d’Or 2026 n’a pas fini de faire parler. Mardi soir, sur la chaîne YouTube des Affranchis, Medhi Benatia et Samir Nasri ont vivement contesté le sacre de Harry Kane, rapporte Foot Mercato. Le premier se met à la place de Kylian Mbappé, deuxième du classement. Le second aurait voté pour Lamine Yamal. Mais tous deux s’accordent sur un point : Kane ne méritait pas le trophée.
« Aujourd’hui, je suis Mbappé, je ne le prends pas, je vois que c’est Harry Kane qui le prend, j’ai la haine. »
Pour Benatia, le dossier Mbappé était le plus solide. L’ancien défenseur met en avant les records de buts du capitaine des Bleus, en Liga, en Ligue des Champions et en Coupe du monde. « Par rapport à la Coupe du monde qu’il fait, le nombre de buts qu’il a marqués, le record qu’il y a derrière », a-t-il argumenté. Avant de rappeler les limites du palmarès de Kane : « Il n’a pas pris la Coupe du monde, n’a pas pris la Ligue des Champions. »
Selon Foot Mercato, le clan Mbappé était d’ailleurs convaincu de la victoire du Français. La désillusion n’en est que plus amère, au moment où l’attaquant du Real Madrid traverse par ailleurs une tempête médiatique en Chine.
Samir Nasri partage le constat, mais pas la conclusion. Pour l’ancien milieu de l’équipe de France, le Ballon d’Or aurait dû revenir à Lamine Yamal. Et il ne comprend tout simplement pas les critères retenus pour récompenser Kane.
« Ça ne me va pas du tout. On se base sur quoi ? Je ne savais pas que ça suffisait de gagner la Bundesliga et la Coupe d’Allemagne. »
Nasri a également estimé que Mbappé « ne doit pas être deuxième », tout en imaginant le sentiment du Français au moment du verdict : « ils ne vont jamais me le donner ». Une phrase qui résume, selon lui, la frustration d’un joueur qui accumule les records sans obtenir la récompense suprême.
Le choix des jurés divise donc profondément, en France comme ailleurs. Kane, premier Anglais sacré depuis Michael Owen en 2001, a été salué outre-Manche et en Allemagne. Thomas Tuchel, son sélectionneur, lui a rendu un vibrant hommage, et les dirigeants du Bayern l’ont encensé. Mais pour une partie des observateurs français, la pilule est dure à avaler.
Le débat n’est pas nouveau. Faut-il récompenser le meilleur buteur, le joueur le plus titré, ou celui qui a marqué la saison par son influence ? Chaque année, la question revient. Et chaque année, le verdict fait des mécontents. Cette fois, Benatia et Nasri ont pris la tête de la fronde.
Leur sortie risque de faire réagir, notamment en Angleterre. Mais elle traduit un sentiment largement partagé dans le football français : Mbappé, encore une fois, est passé à côté. Le feuilleton du Ballon d’Or, lui, n’est pas près de se refermer.