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Ce vendredi soir, à Sapiac, le Racing Club Narbonnais a réussi à accrocher un bonus défensif à Montauban (33-28). Lors de cette rencontre, le staff audois avait décidé de faire enchaîner Faletoi Peni pour la deuxième fois d’affilée, et le centre a montré qu’il avait de nombreuses qualités à faire valoir.
Peut-être que l’un des patrons attendus s’est révélé à Sapiac. Depuis le début de la saison, c’est l’une des attractions de l’effectif du Racing Club Narbonnais. Un des joueurs les plus attendus sur les pelouses de Pro D2. Mais sa commotion à Dax dès la première journée, puis sa blessure à l’épaule lors du derby à Béziers ont freiné les débuts de Faletoi Peni en orange et noir. Et puis, le Samoan a eu le temps de se remettre sur le début de ce deuxième bloc, étant absent contre Oyonnax (défaite 14-57) et à Colomiers (défaite 49-28), avant de sortir à nouveau du chapeau contre Brive la semaine dernière (victoire 34-26).
Au Parc des Sports, le premier centre du Racing avait déjà montré qu’il était une pièce maîtresse du système de jeu narbonnais. Au-delà de sa passe au pied géniale dans le dos de la défense du CAB pour Solomon Alaimalo, et l’essai de Lubabalo Dobela, Faletoi Peni a surtout réalisé une prestation pleine, malgré son carton jaune. Le staff audois n’attendait qu’une seule chose, le voir enchaîner sur les mêmes bases, ce vendredi soir à Montauban.
Dans cette optique, le joueur de 27 ans a été une nouvelle fois aligné au milieu d’une équipe remaniée. Faletoi Peni avait cette étiquette de cadre, de titulaire pour venir faire un coup à Sapiac. Et le trois-quarts centre débordait d’envie, ça s’est vu. "Nous avons voulu le préserver en prévision de Nice. Nous voyons que c’est un joueur qui a du talent, qui nous fait avancer. Il avait besoin d’enchaîner, de plus de temps de jeu, il a donné la pleine mesure. Il est important, il accroche les défenses. C’est de bon augure. Il avait envie de jouer, pas trop de sortir à la fin. Il était surpris, après nous avons fait entrer Api (Naqalevu, 56e)", appuie le manager du Racing Jacques Delmas.
Dès le début du match, il débloque plusieurs situations. D’abord cette passe sautée géniale pour Axel Bévia, avant la percée de l’ailier (7e). Deux minutes plus tard, c’est Victor Hannoun qui profite de la vista du Samoan, sur une nouvelle passe vissée très bien sentie, et le premier essai du Racing (9e). Puis, Faletoi Peni s’est permis de soulager son équipe, dominée devant sa ligne d’en-but, sur un 50-22 assez impressionnant. Et avant la mi-temps, sa charge dévastatrice a montré sa supériorité physique (38e). Une première mi-temps de patron. Dans le reste de sa prestation, le numéro 12 orange et noir a été important ballon en main, toujours dans l’avancée, un vrai point d’ancrage au milieu du terrain, avant de sortir avant l’heure de jeu, en pensant déjà au prochain match contre Nice au Parc des Sports.
Son compère du centre Titoan Rouvelet vit une vie facile à côté du Samoan : "Il commence à parler français. C’est un joueur de grande classe, c’est un plaisir de jouer à côté d’un joueur comme ça". Désormais Faletoi Peni pourrait enchaîner un troisième match consécutif, ce qui serait une grande première depuis son arrivée à Narbonne. Son ami Solomon Alaimalo devrait le rejoindre au centre de l’attaque du Racing pour recevoir Nice, vendredi prochain (19 h 30). Et si l’ancien joueur des Moana Pasifika enchaîne encore ce genre de prestations, il va devenir forcément incontournable en orange et noir. Ce qu’il a déjà commencé à montrer à Sapiac, lors de cette défaite bonifiée (33-28).