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Basket Landes. « Un honneur de jouer l’Euroligue » : Aleksa Gulbe remonte le fil de ses souvenirs européens

Les Landaises débutent leur campagne européenne ce mercredi soir (19 heures), à Saragosse. Un premier match loin d’être anodin pour l’intérieure lettone, laquelle a déjà participé à trois éditions d’Euroligue, dont une avec le club espagnol

En quatre matchs de championnat, sans oublier un très convaincant Match des championnes contre Bourges, Aleksa Gulbe a commencé à prendre ses aises dans la raquette landaise. Elle aspire à monter encore le niveau avec le retour de l’Euroligue.

Pourtant les souvenir remontent fatalement à la surface pour la jeune femme de 26 ans. Après un an sans Euroligue, l’ancienne Lyonnaise aspirait à goûter de nouveau à la saveur de ces soirées européennes, qu’elle a connues durant trois saisons. Dont une, la 2023-2024, qu’elle a passée… à Saragosse. Le symbole ne pouvait pas être plus parfait pour ces retrouvailles tant espérées.

« Fière de représenter mon pays »

« L’Euroligue, c’est la compétition la plus importante qui soit. J’ai toujours eu envie de la jouer. Alors, quand Basket Landes m’a proposé de le rejoindre, la possibilité de la disputer de nouveau a forcément compté. C’est pour moi un honneur de la jouer. Je suis surtout très fière de pouvoir y représenter mon pays car nous ne sommes que trois Lettones à la disputer (avec Kitija Laksa, qui joue à Schio, et Anete Steinberga, qui y évoluait également jusqu’à la saison passée, NDLR) », insiste Aleksa. Dans son pays, si le hockey sur glace est roi, le basket reste le deuxième sport le plus populaire.

Née d’une mère elle-même basketteuse de haut niveau et d’un père entraîneur, l’intérieure d’un mètre 91 a d’abord nagé, dansé et enchaîné les mouvements de karaté avant de jeter son dévolu sur la balle orange. Pour ne plus la lâcher, et suivre son chemin, qui a sillonné les États-Unis (elle a réalisé une partie de sa formation à l’Université d’Indiana, en NCAA), l’Espagne et la Hongrie avant de bifurquer vers la France en 2025.

« Le plus important sera d’être prêtes et concentrées dès le début, de nous engager dans le combat et d’y mettre de l’intensité »

« Je suis particulièrement contente de retourner à Saragosse, dont je garde de très bons souvenirs. Je suis heureuse de revoir la ville qui est très jolie, de croiser des gens que j’y ai rencontrés, comme Mariona Ortiz et Nerea Hermosa qui y jouent toujours et avec qui j’ai gardé contact. Je me rappelle très bien la finale du championnat contre Valence. Même si on l’a perdue, ça reste un très bon souvenir. » Comme les finales de la Super coupe d’Espagne et de la Copa de la Reina, elles aussi remportées par les rivales valenciennes.

Depuis son arrivée à Basket Landes, Aleksa Gulbe apporte beaucoup de mouvement et d’intensité aussi bien en attaque qu’en défense.
Depuis son arrivée à Basket Landes, Aleksa Gulbe apporte beaucoup de mouvement et d’intensité aussi bien en attaque qu’en défense.

Trois finales, et un quart de finale d’Euroligue : la saison avait été faste pour Aleksa et ses coéquipières. « Ce quart contre Mersin reste un grand moment dans ma carrière car on avait réussi à arracher un match 3 en gagnant le deuxième d’un point (57-56, NDLR), c’était fou ! Même si on est éliminées à la fin, on était fières de nous car on avait vraiment bien joué et rivalisé. » La saison précédente, la Lettone avait déjà échoué aux portes du Final Four, avec Salamanque. C’était alors Prague qui lui avait barré la route.

« On travaille bien »

« Pour ma troisième saison en Euroligue avec le DVTK, on n’était pas sorties de la phase de poules et ça avait été une grande déception », souffle Aleksa, qui n’envisage pas pareille déconvenue avec Basket Landes. En quatre matchs de championnat de France, l’athlétique intérieure, très mobile, a en tout cas commencé à bien prendre sa place dans le groupe landais, où sa bonne humeur et son esprit travailleur sont appréciés : elle émarge à 8,3 points inscrits en moyenne, 5 rebonds et 1,5 passe décisive pour une évaluation moyenne de 11,3.

« Pour le moment, tout va bien, concède Aleksa d’une voix posée. On démarre à peine la saison, on cherche encore toutes nos marques mais on travaille bien et on avance. Je me sens bien à Mont-de-Marsan alors ça m’aide à progresser. » Ce premier rendez-vous européen, loin de la stresser, lui apparaît comme un pas de plus vers une plus grande fluidité collective.

« Le plus important sera d’être prêtes et concentrées dès le début, de bien écouter les consignes, de nous engager dans le combat et d’y mettre de l’intensité. » Un état d’esprit qui l’a toujours guidée, et qui la poussera une nouvelle fois ce mercredi soir. En attendant elle peut laisser ses émotions flotter.

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