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Accroché à domicile par Soyaux-Angoulême (27-27) après la gifle subie à Aurillac, le BO stagne. Recule même, puisque les problèmes en conquête refont surface. Avant un hiver toujours compliqué à Aguilera, état « d’alerte » pour les Biarrots
Et le BO est retombé dans ses travers. Pas complètement, c’est à noter : le match nul concédé ce vendredi à Aguilera contre Soyaux-Angoulême (27-27)rapporte deux points précieux aux Biarrots. « Le seul point positif de la soirée », grince Boris Bouhraoua. Mais le manager et son demi de mêl...
Et le BO est retombé dans ses travers. Pas complètement, c’est à noter : le match nul concédé ce vendredi à Aguilera contre Soyaux-Angoulême (27-27) rapporte deux points précieux aux Biarrots. « Le seul point positif de la soirée », grince Boris Bouhraoua. Mais le manager et son demi de mêlée Yann Lesgourgues sont lucides : « c’est un coup d’arrêt », après un début de saison canon qui laissait espérer un printemps dans le top 6.
Les places qualificatives sont toujours d’actualité. Le club basque était même quatrième samedi, en attendant le match Brive-Grenoble. Mais le constat est là. Après une déroute à Aurillac (52-33), le contenu et le résultat étaient encore largement en dessous des espérances face au SA XV. « Il y a eu une première alerte face à Aurillac. Là, c’est une deuxième alerte. Il faut arrêter les alertes et se remettre la tête à l’endroit dès ce week-end », reprend Yann Lesgourgues.
L’ancien Bordelais pourrait ajouter la victoire face à Montauban (32-20) à la liste. La touche biarrote y avait été catastrophique, avec neuf lancers perdus sur vingt. Ce vendredi contre Soyaux-Angoulême, c’est la mêlée du BO qui a fait peine à voir, avec quatre pénalités concédées. Un secteur considéré comme le point faible du club rouge et blanc la saison dernière. Et que le recrutement de l’été (Darbaidze, Churchward) semblait avoir corrigé.
Le tableau du BO s’est grisé mais n’est pas tout noir. Contrairement aux années précédentes, les coulisses et les finances du club semblent optimales. La direction a maintenant les reins pour faire venir du sang neuf en cours de saison. Le demi de mêlée écossais Charlie Shiel pourrait démarrer la semaine prochaine à Grenoble. Un n°8 Canadien, Matt Oworu, vient de s’engager pour deux saisons. Les jeunes talents de l’effectif Thomas Dolhagaray et Nicolas Elissondo ont prolongé jusqu’en 2030, et le pilier Zakaria El Fakir devrait suivre.
Reste à voir si ces renforts et cette nouvelle stabilité permettront au club basque de passer l’hiver. Les deux derniers ont été particulièrement compliqués à Aguilera. « Je n’ai pas peur du syndrome de l’hiver, tonne Boris Bouhraoua. Si on retombe dans ces travers-là, ça peut être long. Mais j’ai confiance en nous. »