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Il y a des premières à tout. Paul Magnier (22 ans), pas dupe, savait qu'il finirait par se faire battre au sprint sur le Tour de Guangxi. Le jeune spécialiste français avait toutefois l'espoir de continuer le plus longtemps possible encore son impressionnante série sur cette épreuve qui l'avait vu réussir un somptueux et assez incroyable quintuplé (sur six étapes) la saison dernière pour sa première participation au rendez-vous.
Malheureusement pour le coureur de l'équipe Soudal Quick-Step, après avoir remporté lundi la 1ere étape et aligné du même coup sa 6e victoire de rang dans son exercice favori (sa 14e de la saison déjà) sur ce Tour de Guangxi, Magnier s'est fait battre pour la première fois au sprint, mardi lors d'une 2e étape enlevée par le Néerlandais Frits Biesterbos, tandis que l'Isérois a dû se contenter de la 2e place. Toujours aux commandes du classement général en revanche, le premier leader de cette édition une fois de plus s'en voulait après-coup.
Magnier, abandonné par ses équipiers dans ce final, avait en effet tenté le pari, osé, de lancer son sprint à 300 mètres de la ligne. Une erreur, selon l'intéressé, certain que cette initiative lui a coûté une nouvelle victoire. "Je pense avoir lancé mon sprint trop tôt", regrettait notre jeune représentant, incapable ensuite de gommer son retard. "Je savais que le coureur de Picnic était devant moi. J'ai tout donné jusqu'à la ligne, mais j'ai tout de suite compris qu'il m'avait battu."
Le Français, dans des propos relayés par nos confrères de Cyclismactu, appréciait toutefois de conserver la première place du général à l'aube de la 3e étape, jeudi. "Je suis passé tout près de la victoire, donc je suis déçu, mais je reste content de conserver le maillot de leader. C'est agréable de mener une course, alors je vais profiter de porter encore ce maillot malgré cette 2e place." Et en attendant de probablement encore grossir son impressionnante collection de succès.