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À Istanbul, le naufrage de Villa Park n’en finit plus de faire des vagues. Mercredi soir, Fenerbahçe a été balayé 6-0 par Aston Villa en Ligue des champions. Depuis, c’est l’absence de Marco Asensio qui alimente toutes les conversations. Selon le quotidien Türkiye, repris par Takvim, l’Espagnol n’aurait pas été écarté pour raisons médicales : il aurait lui-même refusé d’apparaître sur la feuille de match.
Le scénario rapporté a de quoi faire grincer des dents. Ismail Kartal lui annonce qu’il démarrera sur le banc et qu’il envisage de le lancer pour la dernière demi-heure. Réponse prêtée à Asensio : s’il n’est pas titulaire, il ne veut pas jouer. Le directeur du football, Oğuz Çetin, aurait tenté de le convaincre de faire le déplacement. En vain. Le joueur aurait désigné son genou, mis en avant ses soucis physiques et estimé qu’il valait mieux ne pas figurer du tout dans le groupe s’il n’était pas à 100 %.
Officiellement, le club avait expliqué son absence par un coup reçu au genou et une mise au repos par précaution.
Le contraste est saisissant avec le discours tenu par l’entraîneur cet été, lorsque de premières rumeurs visaient déjà sa relation avec le joueur. « Il n’y a aucun problème entre Asensio et moi. Il ne peut y avoir de problème entre moi et aucun joueur. Ce qui se dit, je ne fais qu’en rire. Nous ne sommes pas venus ici pour créer des problèmes », assurait Kartal en conférence de presse, avant un tour préliminaire de Ligue des champions. Trois mois plus tard, plus personne ne rit vraiment.
Pour Asensio, le timing est cruel. Absent depuis le 22 août et un claquage à la cuisse, il venait tout juste de faire son retour, le week-end dernier en Süper Lig, avec une heure de jeu et un but à la clé. Mais selon Fotomaç, il ne s’est pas entraîné avec le groupe vendredi et ne devrait pas tenir sa place ce samedi face à Alanyaspor, en raison de sa blessure. Sa présence face au Slavia Prague reste incertaine.
Autre ironie, et pas des moindres : c’est à Villa Park, chez le club qui l’avait accueilli en prêt en 2025, que ses coéquipiers ont sombré sans lui.
Le cas Asensio n’est peut-être que la partie émergée de l’iceberg. D’après plusieurs médias turcs, Kartal connaîtrait aussi des frictions avec Romelu Lukaku, agacé d’être remplaçant, ainsi qu’avec N’Golo Kanté et Matteo Guendouzi. Sa sortie publique expliquant que Kanté « ne se sentait pas prêt » aurait mal été perçue. Les déclarations d’après-match du capitaine Milan Skriniar auraient, elles, irrité le technicien. Ça sent la poudre à Samandıra.
Kartal, il faut le rappeler, avait déjà annoncé sa démission le 10 septembre après un match nul, avant que la direction ne le convainque de rester.
Selon Fotomaç, la direction pourrait se séparer d’Asensio en janvier s’il ne retrouve pas le niveau attendu, et accepterait une offre à ce moment-là. Un sacré revirement pour un joueur devenu le chouchou du public la saison passée, avec 13 buts et 14 passes décisives en 38 matches officiels.
Le feuilleton ne fait que commencer.