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Course pédestre : Le défi réussi du Salonais Guillaume Antoniolli aux 100km de Millau

En bouclant l'épreuve en 12h50'20", Guillaume Antoniolli, pensionnaire de l'Athletic Club Salonais, a relevé un défi physique et mental.

Le 26 septembre. La date était marquée en rouge dans le calendrier de Guillaume Antoniolli. C'était le moment du grand départ, celui des 100 km de Millau. Celui d'un immense défi.

Créée en 1972, la course conduit les participants de Millau jusqu'à Saint-Affrique, avant le retour vers la ligne d'arrivée. Le coureur a terminé en 12h50'20", à la 348e place sur plus de 1200 passionnés par la longue distance. Derrière ce résultat se cache aussi la fierté d'avoir représenté Salon-de-Provence.

Les nombreux kilomètres avalés durant la préparation alors que la chaleur avait compliqué les choses dès les premières heures. "C'est la pire que j'ai eue à faire", confie-t-il. Pour s'adapter aux conditions estivales, il a multiplié les sorties à cinq ou six heures du matin, mais aussi les entraînements en plein après-midi, sous le soleil.

" Au 50e kilomètre, j'avais envie d'arrêter"

Sur la route, la mission était ardue. Après une première boucle de 42 kilomètres, les coureurs du 100 km devaient repartir pour près de 58 kilomètres supplémentaires. Pour Guillaume, le passage est difficile : "Dans ma tête, j'ai fait un tour. Je commençais à ne plus être frais."

Au 50e kilomètre, l'envie d'abandonner se fait sentir. La chaleur, les montées et les douleurs pèsent. Pourtant, lui qui n'avait jamais renoncé à une course ou à un trail sent que sa faculté à se dépasser s'est renforcée. "Je suis fier de commencer à avoir le mental que je n'avais pas avant, apprécie Guillaume Antoniolli. Si on n'a pas de mental, on ne finit pas."

La solidarité comme moteur

Les messages de collègues qui suivent sa progression sur les réseaux sociaux lui apportent un précieux soutien. Sur la route, la solidarité prend aussi un visage inattendu. Alors qu'il commence à marcher, un coureur rencontré sur le parcours l'invite à repartir avec lui. Le pensionnaire de l'AC Salonais parcourt finalement une vingtaine de kilomètres à ses côtés. Cette rencontre rappelle l'importance de l'entraide.

Le passage à Saint-Affrique, point le plus éloigné de Millau, marque un tournant. "Dans ma tête, c'était fini. Il restait encore 27 kilomètres, mais je me suis dit : maintenant, feu, on arrive !" Savoir que le retour est engagé lui permet de retrouver un second souffle. Aller au bout malgré la fatigue et les douleurs.

Le viaduc sous la pleine lune

La nuit enveloppe les paysages aveyronnais. Guillaume garde en mémoire la pleine lune et le viaduc de Millau aperçu au cours de la dernière montée.

À l'approche de l'arrivée, les encouragements font monter les larmes. Il est fier d'avoir tenu malgré les douleurs aux hanches et aux mollets. Le dernier kilomètre est le plus difficile, mais aussi celui où l'émotion prend le dessus. "Je retiens les paysages, les villages traversés et l'accueil du public." Il salue une organisation qu'il juge irréprochable, les ravitaillements, et recommande volontiers l'épreuve à d'autres coureurs.

Au terme des 100 kilomètres, Guillaume Antoniolli repart avec le souvenir d'un défi relevé et de la solidarité rencontrée sur la route. La satisfaction d'avoir franchi la ligne d'arrivée se double de la fierté d'avoir représenté Salon-de-Provence. Pour lui, la victoire se mesure autant à la force du mental qu'à la distance parcourue. 100km pour autant de bons souvenirs.

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