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Le pilote Ferrari reconnaît avoir mérité sa pénalité après avoir coupé un virage dans le premier tour à Mexico, mais estime que les circonstances de l'incident méritent une analyse plus approfondie.
Charles Leclerc est revenu sur son duel mouvementé avec Lewis Hamilton lors du Grand Prix du Mexique.
Le Monégasque défend son agressivité en piste, considérant que les deux pilotes se battaient simplement pour la victoire.
Dès les premiers virages, les deux équipiers Ferrari se sont livrés une bataille particulièrement intense. Leclerc explique avoir immédiatement tenté de profiter de la moindre ouverture pour prendre l'avantage : « Dans les virages 1 et 2, il y avait un espace à l'intérieur et quand j'ai l'occasion de me battre pour la victoire, j'attaque toujours », a-t-il déclaré.
Le duel s'est ensuite prolongé dans l'enchaînement des virages 4 et 5, où les deux pilotes ont freiné particulièrement tard : « J'ai tenté ma chance : j'ai freiné le plus tard possible, mais je pense que nous avons tous les deux raté le virage », reconnaît Leclerc.
Le Monégasque affirme avoir initialement envisagé de rendre sa position à Hamilton. Mais la situation s'est compliquée lorsque le Britannique a été dépassé par Max Verstappen : « J'avais déjà décidé dans ma tête de lui rendre sa place sans tarder, mais juste après, Lewis s'est fait dépasser par Max », explique-t-il.
Face à cette situation confuse, Leclerc a demandé des instructions à son équipe par radio. Ferrari a finalement choisi de lui faire conserver sa position.
Malgré cette décision, le pilote de la Scuderia ne conteste pas le principe de sa sanction : « La pénalité était clairement méritée », admet-il, tout en souhaitant comprendre pourquoi les commissaires ont retenu cette durée plutôt qu'une autre.
Leclerc estime notamment que le fait que les deux voitures aient manqué le virage doit être pris en considération. Il s'attend d'ailleurs à ce que cet incident soit discuté lors du prochain briefing des pilotes.
Concernant ses relations avec Hamilton, le Monégasque assure vouloir échanger avec son équipier, sans pour autant dramatiser leur confrontation : « Moi aussi, j'aurais pu être mécontent de la façon dont il m'a poussé hors de la piste dans le virage n° 1, mais je pense que c'est simplement de la compétition acharnée », souligne-t-il.
Au-delà de cet incident, Leclerc retient également les performances encourageantes de Ferrari, particulièrement lors du premier relais.
La fin de course s'est toutefois révélée beaucoup plus compliquée. Lors du deuxième redémarrage, le Monégasque s'est retrouvé sur la partie sale de la piste, où l'accumulation de débris de gomme a considérablement réduit son adhérence.
Un blocage de la roue avant gauche a ensuite aggravé ses difficultés : « À partir de ce moment-là, j'ai juste essayé de tenir le coup sur la piste jusqu'au drapeau à damier », confie-t-il.
Malgré une fin d'épreuve délicate, Leclerc estime que Ferrari a démontré un rythme solide au Mexique, même si son affrontement avec Hamilton risque encore de faire parler dans le paddock.