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L’interview très offensive d’Ali Zarrak contre Jean-Pierre Papin n’a pas plu à l’OM. Mais en interne, c’est surtout la manière qui a posé problème.
Ali Zarrak n’a pas seulement relancé publiquement son conflit avec Jean-Pierre Papin. Son interview accordée à L’Équipe, dans laquelle il a répondu très sèchement aux accusations de l’ancien Ballon d’Or, a aussi créé un malaise en interne à l’OM. Mais ce ne sont pas uniquement ses mots qui ont dérangé.
Selon La Provence et RMC Sport, Zarrak n’avait pas sollicité l’accord de sa direction avant d’accepter cette interview écrite et filmée, alors que le protocole interne l’exige. Il aurait simplement prévenu ses dirigeants à la veille de la publication.
La direction marseillaise lui a donc fait part de son mécontentement et l’a recadré. Cette sortie intervient surtout à contretemps de la ligne suivie depuis l’arrivée de Stéphane Richard à la présidence, Grégory Lorenzi au sportif et Bruno Genesio sur le banc, tous soucieux d’apaiser un environnement qui a longtemps été agité.
Zarrak n’avait pas choisi des mots neutres. Il a qualifié de « totalement faux » les accusations de harcèlement moral formulées par Papin, affirmant que l’enquête extérieure avait conclu à l’absence de harcèlement de sa part.
Il a aussi estimé que Papin avait pris « certaines libertés qu’il n’aurait pas dû prendre », avant de juger sa carrière d’entraîneur « de très, très bas niveau ».
Malgré ce recadrage, aucune séparation ne serait envisagée à ce stade. L’épisode ressemble donc surtout à un rappel à l’ordre : à l’OM nouvelle version, les règlements de comptes publics ne peuvent plus se faire sans contrôle de la hiérarchie.