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À peine une poignée d’occasions, assurément leur match le plus pauvre offensivement. Samedi 17 octobre à Tours où ils ont concédé leur première défaite (1-0), le premier soir où ils n’ont pas marqué, les Nîmois auraient pu jouer très longtemps sans trouver la faille.
Helder Esteves partage "à moitié" ce sentiment. "On engageait beaucoup d’énergie pour revenir, on mettait de la pression mais maladroitement. La réalité, c’est que notre animation collective offensive était moyenne. On n’était pas proactif, pas suffisamment inspiré. Même dans les duels offensifs (on a péché), on n’a pas assez gagné d’un contre un. Ça n’a donc pas abouti sur des situations réelles. Le tableau était pourtant idéal. On n’était pas du tout en danger, on récupérait systématiquement le ballon. Par contre, on ne se projetait pas."
Diarra (première titularisation en Championnat) pas impactant, Bennour pas aussi tranchant qu’en préparation, Orinel plus en vue dans les replis défensifs que dans les travaux d’approche. La volonté d’aller très vite de l’avant, comme travaillé dans la semaine, a fait pschitt.
Les absences de Doumbouya (mollet) et Tlili (suspension), aux profils différents, n’ont pas aidé mais le coach nîmois n’a pas voulu se retrancher derrière, même s’il a bien dû en mesurer les effets. "Les absents, il y en aura toujours. C’est l’histoire d’un championnat. Cela ne m’intéresse pas de commenter ce qu’il ne s’est pas passé (puisqu’ils n’étaient pas là)."
Ce premier revers, dans la foulée du nul arraché devant Hyères (1-1), s’il a coupé l’élan nîmois, il ne l’a semble-t-il pas brisé. Après le match, ni l’inquiétude ni l’abattement ne transpiraient chez les Crocos alors qu’ils se restauraient dans une salle du stade de la Vallée du Cher avant de remonter dans leur bus pour onze longues heures de voyage.
"C’est une défaite, point barre !, confirme Helder Esteves. Notre adversaire n’a pas eu non plus cinquante occasions (Sylla a quand même eu bien plus de travail qu’Isambert, NDLR), on ne s’est pas fait tourner. Tours a réussi le coup parfait. C’est l’histoire d’un match. Quand on gagne, on savoure jusqu’au lundi. Là, on va être malheureux jusqu’à lundi et on va repartir, relever la tête très vite." Et de rappeler, presque agacé : "Nous sommes premiers."
Il ne faut effectivement pas l’oublier et d’ici la trêve hivernale, qui arrivera très tôt pour eux s’ils ne poussent pas jusqu’aux 32es de finale de la Coupe de France (19-20 décembre ; en Championnat, ils seront exempts lors de la 13e journée, une semaine avant), les Crocos auront largement de quoi conforter leur leadership sur la poule C.
Leur calendrier de fin d’année n’est en effet pas insurmontable : ils affronteront quatre des sept derniers (Limonest, Châteauroux, Istres, Saint-Priest) et un seul membre du top 5, Rumilly-Vallières (3e).
La défaite chez le promu tourangeau doit néanmoins servir d’avertissement et de rappel. Helder Esteves : "Ça montre qu’il faut être lucide. Il ne faut pas croire que les choses arrivent comme cela. La réalité, c’est qu’il y a une adversité. On est dans un championnat difficile et il faut relever le niveau d’exigence au vu de nos objectifs."