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De nouveau écrasés, cette fois par des Périgourdins enthousiasmants (39-8), les Montois ont livré une copie quasi conforme à celle du naufrage chambérien. Etrillés, sans révolte ni orgueil, sur le pré de Francis-Rongiéras. La troisième défaite consécutive, la seconde à 0 point, la cinquième en huit journées. Au tiers d’un championnat de Nationale décidément bien douloureux, ils ne sont plus dans les six – loin d’être une surprise au vu du leur inquiétant niveau de jeu. À 12 points du top 2, à 10 de la 4e place… et à 5 de la 5e. L’écart se creuse, pas si lentement, mais assez sûrement.
« On est en manque de confiance total, on est en crise », reconnaît, penaud, l’entraîneur des trois-quarts Clément Briscadieu. C’est symptomatique : chaque fois que tu rentres dans les 22 mètres adverses, tu fais des erreurs que tu n’es pas censé faire, et eux nous ont punis à chaque fois. Il n’y a rien à dire sur la physionomie du match. On avait mis un gros banc pour répondre au paquet d’avants de Périgueux. Force est de constater que c’est manqué. On est malade, il va falloir trouver des remèdes pour se remettre d’aplomb… »
Ses collègues en charge de la conquête, Roger Ripol et Stéphane Barbéréna, appelaient ces dernières semaines suiveurs et supporteurs à « faire preuve de patience ». Ils ont certainement réalisé depuis : du temps, ils n’en ont plus. Le navire jaune et noir donne l’impression de couler à pic. Et le constat est implacable : l’équipe régresse à vitesse grand V avec des joueurs sans envie, ni idée, ni plan de jeu.
Cette nouvelle gifle, cette nouvelle débâcle semble celle de trop pour un staff dépassé, dépourvu de solution pour redresser la chute constante depuis deux saisons. Que va décider le président Jean-Robert Cazeaux – qui va s’octroyer plusieurs jours de vacances en famille loin, très loin du lourd contexte montois – avec des coachs qu’il souhaitait prolonger « dès le lendemain matin » du fiasco niçois ? Face à l’ampleur, grandissante, du mal-être jaune et noir, la politique de l’autruche ne peut durer qu’un temps.