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Les supporteurs déjà courroucés par les résultats ne mâchent pas leurs mots pour décrire la situation. Cette semaine, le club du Stade Montois Rugby n’a pas bloqué les commentaires sur ses réseaux sociaux. Les supporteurs n’y vont pas avec le dos de la cuillère pour décrire cette période. « Scandaleux, minables, petits, ridicules », lance Toto. Loucas conseille, lui, d’enlever le statut « pro derrière Stade Montois ». « A touché le fond et continue de creuser », constate très amèrement Jérôme. « Honteux », lâchent certains en colère.
« Jusqu’où nous tomberons », questionne un supporteur jaune et noir, prolongeant par « quelle tristesse et crève-cœur ». « Il faut régler le problème du collectif et de l’encadrement qui ne parvient pas à insuffler une dynamique de conquête et de victoire », réagit un supporteur landais, alors qu’un autre a déjà rangé au rayon des oubliettes « la remontée en Pro D2 » : « Une saison de transition, la montée me semble plus qu’utopique. »
D’autres sont plus ironiques pour appuyer encore là où ça fait mal sur les réseaux sociaux. « Boniface fera un magnifique stade d’athlétisme avec boîte de nuit dans la salle panoramique de la tribune Eovest », assène Stéphane, un des supporteurs sur Facebook. Encore plus cynique, Xavier y va aussi des métaphores pour mettre un coup de pelle supplémentaire : « Félicitations au Stade Montois pour cette belle régularité dans les performances ! Après avoir touché le fond, on découvre avec plaisir qu’il y a encore un sous-sol. Et visiblement, les travaux de terrassement ne sont pas terminés ! » Anthony lui imagine déjà un derby face à Saint-Sever. « Il galère même en Nationale », dit-il de son club fétiche.
Alain demande « une remise en question ». Marc souhaite que « la problématique soit étudiée ». « Un conflit interne », suppose-t-il. Sylvain souhaite « ne pas attendre la trêve pour prendre des décisions, sinon il sera trop tard ». Une lignée dans laquelle s’inscrivent de nombreuses personnes demandant « une réaction avant qu’il ne soit trop tard ».
Et du côté du club, toujours le grand silence. Pas une déclaration officielle, ni un commentaire quant à ce nouveau résultat catastrophique pour les jaune et noir. Le club a reconnu certaines erreurs de communication. Pourquoi poursuit-il dans cette même direction ? Aujourd’hui, Jean-Robert Cazaux, le président semble au pied d’un mur. Espérons que ça ne soit pas l’Himalaya, pour qu’il puisse le franchir rapidement et remettre le club dans la bonne direction.
Il semble impératif que des décisions soient prises rapidement, bien avant le prochain rendez-vous à Boniface avec la venue de Bourgoin (le 30 octobre prochain). Sous peine d’un accueil qui pourrait être glacial de la part d’un peuple jaune et noir irrité au plus haut point de la situation. Sportivement, aussi, pour endiguer cette descente aux enfers, sinon le chemin de croix pourrait être bien long.