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Déculotté, raclée, branlée, dérouillée, piquette… Appelez-la comme vous le voulez, mais le XV de France a subi une lourde, très lourde défaite, ce samedi à Hamilton, pour leur premier d’une série de trois tests en Nouvelle-Zélande. Les Bleues ont en effet été balayées 81-12 par les Blacks Ferns. Et les chiffres sont violents : Treize essais à deux, plus grosse défaite face à la Nouvelle-Zélande depuis trente ans, une première entrée dans les 22 m à la 58e minute de jeu…
Le XV de France féminin avait été valeureux lors de ses deux uniques déplacements en terre néo-zélandaise jusque-là, avec une défaite d’un point (25-24) en 2022 en demi-finale du Mondial 2021 puis une victoire d’un point là encore (18-17) en 2023 à Wellington. Mais, pour leur 15e confrontation avec les joueuses en noir, les Bleues de François Ratier, n’ont pas résisté longtemps, encaissant le premier essai d’une longue série dès la 2e minute.
Très diminuées par de nombreuses absences (Manae Feleu, Madoussou Fall-Raclot, Pauline Bourdon-Sansus et Charlotte Escudero, entre autres), les Françaises n’ont pas tenu face aux vagues offensives des Black Ferns, avec un quadruplé de l’ailière Shyrah Tuliau-Tua’a et des doublés d’Alysha Leti-I’iga, Amy Du Plessis et Maia Joseph.
« J’assume complètement la responsabilité de l’équipe sur le terrain », a insisté le sélectionneur François Ratier après la rencontre évoquant ce XV de France très inexpérimenté avec quatre joueuses à zéro sélection sur la feuille de match. Mais face à une équipe plus forte que nous, en plus on a déjoué. On est honteux, ce n’est pas l’image qu’on voulait donner. C’était comme un parachute en vrille, mais aucune fille n’a triché. »
« Cette défaite d’aujourd’hui ne reflète pas notre niveau, comme notre victoire 21-5 contre les Canadiennes, n°3 mondiales, ne le reflétait pas non plus », a insisté Ratier. Pour les deux derniers tests contre les Black Ferns, le 24 octobre à Whangarei et le 31 octobre à Christchurch, Ratier pourra notamment aligner Cloé Correa et Ambre Mwayembe, de retour de suspension, ainsi que plusieurs de ses cadres laissées au repos samedi comme l’ouvreuse Carla Arbez ou la centre Gabrielle Vernier.