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Nous disposons de preuves solides que les franchises sud-africaines ont apporté une réelle valeur ajoutée à nos tournois, tant sur le plan commercial et sportif qu’en matière de rayonnement international de notre marque. Leur intégration a permis à l’Investec Champions Cup de dépasser ses fronti...
Nous disposons de preuves solides que les franchises sud-africaines ont apporté une réelle valeur ajoutée à nos tournois, tant sur le plan commercial et sportif qu’en matière de rayonnement international de notre marque. Leur intégration a permis à l’Investec Champions Cup de dépasser ses frontières historiques. Nous avons doublé notre audience télévisée, triplé notre programme commercial et enregistré une progression spectaculaire de l’engagement numérique. L’Afrique du Sud est devenue un marché essentiel pour l’EPCR, dans un pays où le rugby occupe une place passionnelle.
Affirmer que les clubs sud-africains ne sont pas performants est très discutable. Au moins un club sud-africain a atteint la phase à élimination directe à chacune de leurs saisons de participation, à l’exception d’une seule. Et les Sharks ont remporté la Challenge Cup en 2024. Nous savons que les observateurs et les spécialistes attendent de voir les clubs sud-africains atteindre les quarts de finale, voire les demi-finales. Cette ambition est également celle des clubs, qui l’ont exprimée ouvertement.
Envisagez-vous l’organisation d’une finale en Afrique du Sud ?
Ce n’est pas à l’ordre du jour actuellement. Pour le prochain cycle de trois ans, nous privilégions les destinations européennes, qu’il s’agisse de terres historiques du rugby ou de villes moins traditionnellement associées à ce sport. Idéalement, nous souhaitons également découvrir des lieux qui n’ont pas encore accueilli un week-end de finales de l’EPCR. Nous ne sommes pas opposés à l’idée d’explorer, à l’avenir, des destinations plus éloignées. Mais, pour le moment, notre priorité est de consolider notre présence en Europe.
Les clubs français ont remporté toutes les éditions depuis 2021. Cette domination sans précédent risque-t-elle de nuire à l’Investec Champions Cup ?
Les clubs français traversent une période particulièrement faste en Champions Cup. Nous avons déjà vu les rapports de force évoluer au fil des cycles, avec des périodes de domination des clubs anglais, puis des clubs irlandais, et aujourd’hui des clubs français. Bordeaux cherchera évidemment à imiter des clubs comme le RC Toulon en réalisant un triplé. Mais beaucoup d’autres équipes ont également les yeux rivés sur le trophée.
Les représentants de la LNR et de la Premiership anglaise portent le projet d’une réforme de la Champions Cup. Son format serait réduit à des matchs à élimination directe. Où en sont les discussions ?
Nous disposons d’une compétition formidable, qui existe depuis plus de 30 saisons. La saison dernière, nous avons enregistré 100 millions de téléspectateurs, 1,5 million de spectateurs dans les stades. Nous nous attendons à dépasser ces chiffres cette saison. Dans le rugby de clubs, nos compétitions n’ont pas d’équivalent. Nos actionnaires et l’équipe dirigeante de l’EPCR réfléchissent en permanence aux moyens de valoriser davantage nos compétitions et de les améliorer, afin de les rendre plus spectaculaires, plus disputées et plus attractives.
Cette saison, deux modifications importantes du règlement ont notamment été introduites : l’attribution du point de bonus offensif et les modalités de qualification pour les huitièmes de finale. L’objectif est de favoriser un rugby offensif et spectaculaire jusqu’à la 80e minute. Il est donc naturel que de nombreuses opinions, propositions et contributions soient exprimées. Mais nous ne ferons aucun autre commentaire à ce stade et ne nous livrerons à aucune spéculation.
Le projet de Coupe du monde des clubs, porté notamment par l’EPCR, est envisagé pour 2029. Est-il susceptible d’être une nouvelle fois reporté ?