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Lewis Hamilton aimerait voir davantage de Grands Prix disputés de nuit. Le septuple champion du monde estime que plusieurs circuits pourraient profiter de ce changement.
Lewis Hamilton souhaite voir la Formule 1 développer davantage les courses nocturnes. Séduit par l'atmosphère particulière des Grands Prix disputés sous les projecteurs, le pilote Ferrari estime que plusieurs circuits pourraient adopter ce format, notamment dans les régions où les températures diurnes sont particulièrement élevées. Il évoque même la possibilité d'alterner entre courses de jour et de nuit sur certains tracés.
Sur le calendrier initial de 2026, six des 24 Grands Prix devaient se dérouler de nuit : Bahreïn, l'Arabie saoudite, Singapour, Las Vegas, le Qatar et Abou Dhabi. Cela représentait un quart de la saison, même si les annulations liées au conflit avec l'Iran ont bouleversé le programme des épreuves au Moyen-Orient. Pour Hamilton, les courses nocturnes ne constituent pas seulement un spectacle visuel : elles peuvent également améliorer les conditions de travail des pilotes et le confort des spectateurs.
Le Grand Prix de Singapour a marqué un tournant dans l'histoire de la Formule 1 en devenant, en 2008, la première course disputée de nuit.
Lewis Hamilton, qui évoluait alors chez McLaren, se souvient parfaitement de la préparation de cet événement inédit et de ses premières impressions sur le circuit de Marina Bay.
"J'adore les courses de nuit. Je me souviens de l'arrivée de Singapour au calendrier et des essais que nous avions effectués sur simulateur à l'époque où j'étais chez McLaren."
Le Britannique souligne notamment l'importance du travail réalisé sur l'éclairage, qui avait permis d'organiser une course dans des conditions entièrement nouvelles pour la discipline.
"Ils avaient évidemment fait un travail incroyable avec l'éclairage, et depuis, nous avons retrouvé cela sur d'autres circuits."
L'expérience singapourienne a ensuite inspiré d'autres organisateurs, notamment à Bahreïn, où le Grand Prix est passé à un horaire nocturne en 2014, dix ans après son arrivée au calendrier.
Hamilton révèle avoir personnellement encouragé les responsables du Grand Prix de Bahreïn à envisager ce changement.
Le septuple champion du monde se souvient notamment d'une discussion avec le prince héritier Salman, alors que les pilotes devaient composer avec une chaleur particulièrement éprouvante.
"Je me souviens avoir parlé avec Salman. Nous effectuions des essais et roulions à Bahreïn en pleine journée, sous une chaleur incroyable. Les pneus et les voitures semblaient littéralement fondre."
Le Britannique avait alors imaginé une autre manière de mettre en valeur le circuit.
"Je lui avais dit : 'Cet endroit serait absolument incroyable de nuit.' Et quelques années plus tard, ils ont fini par organiser une course nocturne."
Le Grand Prix de Bahreïn avait notamment enregistré des températures atteignant 42,8 °C en 2005, illustrant les difficultés que peuvent rencontrer les pilotes dans cette région.
Pour Hamilton, le passage à des horaires plus tardifs présente donc des avantages évidents dans les pays soumis à des conditions climatiques extrêmes.
"Je pense que cela fonctionne vraiment bien dans certains endroits, particulièrement lorsqu'il fait extrêmement chaud. Si vous organisez une course en pleine journée, comme au Qatar, cela peut devenir très pénible pour les spectateurs, mais aussi pour toutes les personnes présentes dans le paddock."
Hamilton ne souhaite toutefois pas limiter cette réflexion aux circuits du Moyen-Orient.
Le pilote Ferrari estime que plusieurs autres destinations pourraient bénéficier de l'ambiance particulière créée par les projecteurs, y compris des circuits où la chaleur n'est pas nécessairement le principal problème.
Il cite notamment Madrid, récemment arrivée au calendrier de la Formule 1, comme une destination qui pourrait se prêter à cette expérience.
"Je trouve certaines courses nocturnes vraiment géniales. Nous étions récemment à Madrid, et le circuit est magnifique pendant la journée. Je me suis dit que cela pourrait aussi être très sympa de nuit, et c'est probablement le cas pour beaucoup d'autres circuits."
Plutôt que d'imposer définitivement un horaire nocturne, Hamilton imagine même une certaine flexibilité dans l'organisation des Grands Prix.
"Qui sait ? Peut-être que la possibilité d'alterner entre les deux formats au fil du temps serait une évolution intéressante pour les circuits."
Une proposition qui nécessiterait naturellement des investissements importants dans les infrastructures d'éclairage, mais qui pourrait offrir de nouvelles possibilités aux organisateurs.
Pour Hamilton, l'intérêt est double : améliorer les conditions de course lorsque les températures deviennent extrêmes et proposer aux spectateurs une atmosphère différente. Une évolution qui pourrait, à terme, transformer l'identité de plusieurs rendez-vous du championnat.